Workshops et microconférences

du 12 au 16 janvier 2026
à l’école de Pau
2 rue Mathieu Lalanne, 64000 Pau
+33 (0)5 59 02 20 06
pau@esad-pyrenees.fr

Événement destiné aux étudiants de Pau

Du 12 au 16 janvier, les étudiant·es de 2e et 3e année art et design graphique multimédias se retrouvent pour une semaine intensive entre expérimentation collective et production.

🖌️📷🎧 Une immersion dans l’image, le son, la peinture, l’édition et le web, en dialogue avec des artistes et designers invité·es que vous pourrez retrouver lors de deux micro-conférences:

Lundi 12 janvier / 18h
Guillaume Martial @guillaumemartial_
Damien Bauza @damien_bza
Marin Martinie @marin.martinie

Mardi 13 janvier / 18h
Felix Farjas @felixfarjas
Atelier McClane, ateliermcclane.com
Doriane Timmermans, monoskop.org

Guillaume Martial // Pour les étudiant·es de 2e année art et 3e année design graphique
« Play time ! » Image / Jeux / Espace
Conception de jeux corporels avec l’espace architectural.
Écriture des règles du jeu et codes visuels, fabrication des signalétiques spatiales, photographies d’actions, mises en page et graphisme pour affiches de communication, vidéos performatives des joueurs. Restitutions sous la forme d’une installation plastique regroupant les matériaux visuels des différents jeux créés.

Notions abordées : mise en scène, photographie, narration, scénographie, travail collectif

Bio
Artiste et photographe. Inspiré par l’architecture, le sport et l’univers du cirque, Guillaume MARTIAL mène une recherche sur l’espace et le corps dans la tradition du cinéma burlesque. Il reçoit le Prix HSBC Pour la photographie en 2015 et publie la monographie Slap-Stick aux Éditions Actes Sud. Ses œuvres font parties de plusieurs collections publiques dont le musée Nicéphore Nièpce ou le fond département d’art contemporain de Dordogne.

www.guillaumemartial.fr

Damien Bauza // Pour les étudiant·es de 3e année design graphique
« Re. Réutiliser, remanier, recontextualiser, réimprimer… »
Paris, 1970, « bureau de la typographie et de la mise en page » de la société de production Bright Light Unit Effect. Sur leurs tables de montage, les maquettistes s’affairent, scannent, coupent, collent et modifient de la matière iconographique et typographique pour mettre en page les scripts de leur collection de courts-métrages « 450NM _». Connus pour leur expressivité et leurs audaces – ces supports sont de puissants ambassadeurs dans la chasse aux financeurs et aux vedettes…

Dans la peau de photocompositeur.trices, les étudiant·es (individuellement ou en duo) mettent en page le script d’un court-métrage. À l’aide d’outils manuels, ils tracent leurs grilles, structurent la mise en page, coupent, collent et composent leurs maquettes. Une fois finalisées et imposées, ils impriment leurs scripts avec un procédé photographique, le cyanotype

Atelier Bauza Cardoso
Damien Bauza et Pedro Cardoso forment depuis 2018 un duo de concepteur graphique et typographique, travaillant sur des projets de commandes pour le secteur culturel et institutionnel (artistes, centres d’arts, maisons d’éditions, …) – dans les champs de l’édition, du web, de la typographie et de l’identité visuelle. Ils portent une attention particulière à la lettre, du dessin de caractère au travail typographique numérique et imprimé.

Bio
Damien Bauza est un concepteur graphique et typographique, diplômé de l’Ésaa Duperré (2014), de l’Énsad Paris (2018) et du post diplôme EnsadLab Type (2022). Il mène en parallèle de ses commandes, des projets d’études auto-initiés (Club Collecte, archive documentée et Chroniques Club, plateforme d’écriture). Il travaille en duo avec Pedro Cardoso et collabore régulièrement avec d’autres ateliers et graphistes.

Felix Farjas // Pour les étudiant·es de 3e année design graphique
« Au-delà de l’écran, voir le son, écouter l’image »
Comment accompagner un son par l’image, le mouvement ?

Recherches graphiques sur l’écran et au-delà; depuis le sample visuel manipulé comme un instrument de musique, jusqu’à l’installation lumineuse synchronisée à une expérience sonore.

La semaine commencera par des exercices d’animation graphique sur de courts extraits audios. Les étudiant·e·s étendront ensuite leur travail aux seize barres de LEDs disposées autour de l’écran, avant de développer une pièce sonore de leur choix, plus longue, pensée dans son rapport à l’image et à l’espace.

Bastien Cosson // Pour les étudiant·es de 2e et 3e année art
« Peinture transitive et circuits courts »
Ce workshop se déroulera hors les murs, à Tardets.

Travail à partir des peintures des étudiant·es, mais également à partir du lieu, du collectif, de l’école, du territoire. Expérimentation d’une peinture qui ne serait pas seulement “faite”, mais “activée”, “mise en circulation”, et peut-être même transformée par celles et ceux qui la rencontrent. En reprenant les problématiques listées ci-dessus, et pour rendre effectives ces pensées, réalisation d’une exposition déployable dans le café du village, avec vernissage et médiation.

Problématiques abordées : comment une peinture se fabrique-t-elle à partir d’un contexte plutôt qu’en dépit de lui ? Interroger le territoire, le village, l’espace de l’atelier, Artetxe, les matériaux accessibles, l’absence de « scène artistique ». Que devient une peinture lorsque son point de départ n’est plus une idée intérieure, mais une situation extérieure ? Qu’est-ce qu’une peinture fait circuler - et auprès de qui ?
Au-delà de la surface du tableau : quels récits, quelles émotions, quels usages, quelles traces sociales, quelles formes de coopération ou d’adresse ?
Comment une peinture peut-elle exister sous plusieurs formes, dans plusieurs états ?
Peinture-document, peinture-outil, peinture-édition, peinture-protocole. Comment penser une œuvre comme un ensemble de versions, de déplacements, de médiations ?
Comment penser sa propre peinture pour mieux la défendre, la transmettre, la déployer ?
Pratique et discours : il s’agira de fabriquer, de montrer, d’expliquer, de contextualiser. D’apprendre à nommer ce que l’on fait.

Bio
Bastien Cosson est peintre et vit et travaille à Tardets, aux côtés de sa compagne Elsa et de leur fille Cosma. Cette situation familiale nourrit une réflexion sur les responsabilités qui accompagnent la pratique artistique et sur la manière dont elles transforment son positionnement au sein du milieu de l’art.
​En juillet 2024, il cofonde Artetxe, un lieu d’exposition installé dans un ancien hangar agricole de 600 m² dédié à la création contemporaine, prolongeant l’expérience de Palette Terre, run-space ouvert en 2014 à Paris après ses études. Artetxe réunit son atelier de production, deux salles d’exposition, un café associatif et des bureaux aménagés dans une ancienne cuisine, et accueillera prochainement une librairie (La Grande illusion), une salle de projection et un dortoir de huit places.
Sa pratique s’articule étroitement à des enjeux de pédagogie, d’apprentissage et de transmission. Selon lui, être artiste aujourd’hui implique de maîtriser l’écosystème du milieu artistique dans son ensemble – de la fabrication d’un tableau à sa diffusion, sa présentation et sa vente – afin de préserver une autonomie vis-à-vis d’un marché qui peut se révéler brutal et excluant.
Avec Artetxe, il développe une approche de la peinture pensée dans son écosystème : la faire, l’enseigner, la montrer. Le travail d’atelier y demeure central, mais toujours envisagé dans une dynamique de confrontation aux regards, de mise en circulation des œuvres et de prise de parole, comme autant de conditions pour apprendre à défendre et à élaborer sa propre pensée de la peinture.

Marin Martinie // Pour les étudiant·es de 2e année art et dgm
Explorer le mouvement du corps par le dessin en articulant geste performé, dessin, vidéo et/ou animation.

Le dessin est toujours la trace d’un corps en mouvement, de même que le mouvement d’un corps dessine toujours une forme dans l’espace. Il existe plein de façon de « faire bouger » le dessin (manipulation d’images façon marionnette, film d’animation, flipbook, jouet optique, montage filmique), de même qu’il existe plein de façons de “dessiner” le mouvement (tracer en direct, danser, mimer, etc.). En bref, le dessin renvoie à la présence d’un corps traçant ou imaginant, et notre corps lui-même dessine, trace et communique, notamment pas certaines de ses extrémités : mains et visages. Le domaine du spectacle vivant, par la mise en scène, a une dimension graphique, et le corps en représentation fait signe pour le public. Il s’agit donc aussi de s’interroger sur l’idée d’exposition : comment montrer le mouvement ? En temps réel, en temps différé, à travers une image fixe ou animée, avec tout ou partie du corps, etc.

Les étudiant·e·s, individuellement ou par petits groupe·s, devront imaginer une œuvre articulant dessin et mouvement, contenant au moins un mouvement physique performé. L’œuvre devra être exposable (donc un support visuel accrochable ou projetable) et également activable sous forme de performance (qui seront réalisées en fin de semaine pour les autres étudiant·e·s et les enseignant·e·s). Le rendu contient donc du dessin mais il implique du mouvement corporel. À partir de là, tout est possible : on peut jouer, danser, parler, manipuler des objets, dessiner en direct…

Exercices issues du théâtre d’improvisation pour travailler l’écoute, le lâcher-prise, l’association d’idées et la conscience du corps dans l’espace. Je pourrais les accompagner pour réaliser du film d’animation si besoin, mais les contraintes de temps dirigeront vraisemblablement cette piste vers le format court mis en boucle ou l’animation limitée (peu d’images par seconde).

Nous déciderons également ensemble de contraintes pour les techniques de dessin, en fonction du matériel à disposition et pour donner une cohérence esthétique à notre rendu collectif.

Bio
Passé par l’école Estienne, les Arts Décoratifs de Paris et le Fresnoy, Marin Martinie s’appuie sur une pratique soutenue du dessin pour développer un travail mêlant film d’animation expérimental, édition et installation. Son écriture met en scène des formes, souvent empruntées aux cultures graphiques narratives/expressives (bande dessinée, cartoon, dessin de presse, enluminure), dans des processus d’apparition/dispariton, sur un fil entre abstraction et figure, mouvement et fixité, créature vivante et objet artificiel. Depuis 2020, il mène une thèse de recherche-création sur l’exploitation du personnage-vedette dans l’âge d’or du film d’animation américain. Son point de départ consiste à penser le « toon » comme la cristallisation des rapports de production dans l’industrie du cartoon : un corps-signe tracé et recomposé en série, entre inscription vivante des corps humains au travail et marchandise visuelle infiniment valorisable par le capital.

Atelier McClane // Pour les étudiant·es de 2e année art
D.I.Y et micro-édition alternative
Création d’une édition à partir d’un texte dont nous ferons un arpentage collectif.

L’édition, dans une approche D.I.Y (« Do It Yourself »), est un espace de liberté autant qu’un espace d’expérimentation. L’auto-édition permet de maîtriser l’ensemble du processus matériel de création (production du contenu, mise en page, impression, reliure) ainsi que son contenu lui-même (médiums, création hors-cadre de l’édition traditionnelle, fond et forme…etc). Le fanzine collectif est une forme récurrente dans le milieu de l’édition alternative.

Doriane Timmermans // Pour les étudiant·es de 2e année design graphique multimédia
Déclaration
Exploration de différents protocoles de dessin par et pour le web, mais qui s’étendent au-delà du navigateur : impression de cadavre exquis imbriqués sur etherpad, fichiers meta entre contenu et présentation, l’e-mail comme méthode de design par la conversation, ainsi que la fabulation de l’entièreté des pages du web grâce aux extensions de navigateur et au sélecteur magique

Bio
Doriane Timmermans est une artiste, webdesigneuse, parfois enseignante. En 2021 elle a rejoint Open Source Publishing, où elle développe des sites web et des conversations. Elle aime considérer les systèmes et les processus automatisés comme des médiums sensibles et tente de remettre en question les outils en s’intéressant autant à ce qu’ils nous font faire qu’à ce qu’ils font eux-mêmes.
Depuis 2023, elle coordonne Déclarations, un projet de recherche artistique qui explore la matérialité poétique du standard web CSS et ses répercussions visuelles, politiques et culturelles sur les pratiques artistiques et notre vie quotidienne. Déclarations est une lettre d’amour à l’artisanat du design linguistique..