Après le diplôme
Laetitia Boiteau

creation-d-un-centre-de-ressources-graphiques-en-ligne.gif
creation-d-un-centre-de-ressources-graphiques-en-ligne.png

Création d’un centre de ressources graphiques en ligne

creation-d-identite-visuelle-pour-podcasts.gif
creation-d-identite-visuelle-pour-podcasts.png

Création d’identité visuelle pour podcasts

illustration-photographique.jpg

Illustration photographique

insomniak.gif

Après le diplôme

Laetitia Boiteau est diplômée de l’ÉSAD Pyrénées et a terminé son cursus en 2015. D’une vie de baroudeuse au design graphique engagé : retour sur son parcours.

Son parcours avant l’école d’art

Dès la sortie du bac, je savais que je voulais faire de l’art, un métier artistique, mais je n’arrivais pas à vraiment trouver quoi en termes d’orientation. J’ai donc d’abord fait une Mise à niveau en arts appliqués (Manaa) après mon BAC ES option maths puis BTS en arts appliqués (plasticien de l’environnement architectural) à Marseille. A la sortie de ce BTS, je n’ai pas trouvé d’application concrète dans le milieu du travail, et je voulais voyager. J’ai donc fait des saisons plusieurs années (de femme de ménage à bergère en passant par pizzaïola) : j’ai parcouru le monde avec mon sac à dos, avec les boulots que je trouvais. Puis, je me suis posée en Italie, où je vendais mes aquarelles dans une galerie d’art. Pour des raisons familiales j’ai du rentrer à Pau, ma ville d’origine, où je me suis installée. J’avais 30 ans et j’ai décidé de reprendre mes études.

Pourquoi avoir choisi l’ÉSAD Pyrénées ?

Je suis arrivée aux portes ouvertes dans l’idée qu’il fallait que je me forme pour avoir un métier lié à l’artistique. En rencontrant les élèves et enseignants ce jour là, j’ai compris que c’était possible de rentrer dans cette école même si j’étais “adulte” avec des années de travail derrière moi. J’ai vu des applications concrètes, notamment avec le design graphique, que je pouvais projeter dans un emploi plus tard. J’ai passé un long moment à discuter avec des enseignants : cela a été une super rencontre, j’ai senti une dynamique très contemporaine qui m’a plu et j’ai décidé de candidater pour l’entrée en commission d’équivalence.

Un souvenir marquant pendant son cursus

Je suis entrée directement en 2e année en équivalence. Cette année là m’a beaucoup marquée car elle a été très dure au départ : je faisais un changement de vie radical (de nomade à vie d’étudiante). Mais la greffe a pris tout de suite malgré les difficultés : j’ai compris que j’étais complètement à ma place et que je voulais vraiment me lancer dans le design graphique.
Un moment qui m’a marqué : le passage du DNA, j’ai adoré ! Il y avait un moment de travail intense, avec un stress positif qui me portait. Ce qui m’a plu, c’est le rassemblement de pleins de petits morceaux, comme une mise à plat de mes projets. Cela m’a permis de prendre du recul et de voir ma progression. Le fait de présenter son travail au jury permet de prendre de la hauteur, faire le bilan.
Un autre moment marquant pour moi a été la création du collectif “Fluxus” avec Corinne Melin et plusieurs étudiants. Nous sommes partis en résidence plusieurs jours à la Fondation du doute à Blois, nous avons eu accès aux œuvres, complètement immergés dedans. Nous avons rencontré des artistes, fait un vernissage avec une performance… c’était génial, très ludique : une façon d’expérimenter le travail de façon vivante et pas laborieuse. Cela m’a fait comprendre qu’il y avait autre choses que le travail en tant qu’exercice laborieux, mais aussi que dans le processus créatif, il peut arriver qu’on ne sache pas où l’on va…. sans que ce soit pour autant un problème, mais plutôt une partie du processus.

Ses projets depuis l’école

Je suis aujourd’hui designer graphique chez Greenpeace France (depuis 2020).
Mon premier travail de commande à la sortie de l’école a été l’édition numérique de la revue Echappées : un travail marquant pour moi car il m’a permis une transition entre l’école et le milieu professionnel, que j’ai mené en collaboration avec une autre étudiante de ma promo, Marine Illiet. Il s’agissait d’une création d’édition numérique de ces revues déjà existantes en version papier, afin d’offrir une nouvelle matérialité, identité et visibilité.
Autre étape importante de ma carrière : mon arrivée en temps que designer graphique à la Ruche qui dit Oui ! : ma première expérience au sein d’une entreprise (start-up) où le design tenait une place très importante.
Et enfin aujourd’hui, mon nouveau poste chez Greenpeace. Je voulais trouver un projet qui me plairait plus qu’un poste, c’est à dire éthiquement compatible avec ce que je suis mais aussi stimulant en termes de projets de design graphique. C’est important pour moi car le design graphique est un outil qui est utilisé pour communiquer des idées et dont l’impact peut être puissant.

Parcours

2018 Formation d'Ux design - Gobelins, l'école de l'image
2015 DNSEP DESIGN - mention design graphique multimédia
2013 DNA DESIGN - mention design graphique multimédia

Contact