Après le diplôme
Thomas Stefanello

memorabilia.jpg

Mémorabilia, processus engagé depuis 2013 - Série d’objets reproduits à l’échelle 1, marbre et granit, dimensions variables, extraits de récits de vie recueillis lors de rencontres d’échanges, impressions sur papier de soie, photographies contrecollées sur panexpan, impressions 16,7x16,7 cm et 25 x 16,7cm.

20200701_185826-1.jpg

Thomas Stefanello

1-lettre-morte.jpg

Lettre morte, 2016 - Marbre blanc 17,5 x 12 x 3 cm.

stick-maman.jpg

Maman, 2013 - Stick à lèvres en marbre blanc échelle 1, stick 7,5 x 2 cm, bouchon 5,5 x 2 cm, coiffeuse 47 x 72 x 74 cm, transducteur et son de lit refroidissant.

reliques.jpg

Reliques, 2017 Récits de vie intimes et anonymes, gravure sur porcelaine, 25 x 18 x 0,1 cm

resurgences.jpg

Résurgences, 2019 - Installation sonore, Peuplier 310 x 200 x 140 cm, transducteur sonore, son du diapason

Après le diplôme

Diplômé de l’ESAD Pyrénées en 2017, Thomas Stefanello est aujourd’hui artiste plasticien. Il vit et travaille en Nouvelle-Aquitaine.

Sa vie avant l’école ?

Il y a quelques années, dans le compagnonnage, j’étais un tailleur de pierre spécialiste des cathédrales. J’ai passé un diplôme en sciences pédagogiques et dispensé des cours théoriques et pratiques à la FCMB de Libourne. Après une spécialisation dans la reproduction statuaire, j’ai fait des collaborations avec des artistes qui passaient leur résidence à Pollen 47, ça a été pour moi le détonateur, j’ai commencé à voir mon travail d’une manière différente, détaché du système de productivité dans lequel évolue le monde ouvrier, où il faut être rentable économiquement, où il n’y a pas de place pour le rêve .

Pourquoi avoir choisi l’ESAD Pyrénées ?

Je me suis trouvé à Tarbes lors de la journée portes ouvertes de l’école d’art et j’ai pu échanger avec des profs, des élèves et la directrice de l’époque .
Quand je suis arrivé dans cette école j’ai découvert ce qu’étaient des procédures qui engagent la réalisation d’une pièce, le résultat peut être prévisible ou non, elles deviennent des gestes et tout ce que l’on peut attendre lorsqu’on engage une recherche artistique prend essence dans ces gestes. Aussi ça m’a apporté de comprendre que les choses que je voudrais repérer sont des infiniment petits, des petites choses qui passent inaperçues, parce qu’on y voit sous une forme plus subtile que dans les autres.

Le souvenir le plus marquant de son cursus ?

Difficile de répondre, des souvenirs j’en ai plein, mais peut être : le voyage d’études et de recherche à Rio de Janeiro auquel j’ai participé en binôme avec un compère, Anthony . Pendant trois mois on a arpenté l’université de Rio mais aussi ses musées, découvert ses traditions folkloriques. Tous ces instants riches de rencontres, d’échanges avec les étudiants et les profs de l’UERJ, les gens du quartier où on habitait m’ont permis de me donner un peu de recul et parcourir autrement les choses.
Le voyage à la Bisbal et Bilbao a été riche aussi puisque tout un weekend nous avons pu échanger entre élèves et avec les enseignants, sur le parcours en nous rendant dans les musées, tous nous racontions de belles histoires.

Une expo marquante ?

Le programme d’exposition au Musée Massey de l’ESAD Pyrénées et du FRAC Aquitaine IMAGES DE L’IMAGINAIRE : ça m’a permis d’essayer de comprendre comment fonctionne l’exposition, comment sont présentées les œuvres.

Après le diplôme ?

Depuis l’école, j’ai installé mon atelier en Lot-et-Garonne.
Pour l’instant la phase de mon travail est ancrée dans l’idée de mémoire liée à l’absence, j’interroge le rapport corps-matière, il est question du statut du corps dans l’œuvre et notamment de l’impact de son absence.

Prix et expositions récents

2020 - Biennale Artpress - Après l’école - Biennale des jeunes artistes, Saint-Étienne 2020
2019 - Biennale de Mulhouse - Mulhouse 019
2019 - Objets de Rencontres - exposition personnelle, fin de résidence, LA MAISON FORTE, Monbalen